Rédigé le 28 août 2011 dans 06 Actualites de la plateforme d'echange PSST | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Rédigé le 03 février 2012 dans 02 Aller, Voir, Faire, 03 Avant-Garde : société, politique, économie, reflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Rédigé le 01 février 2012 dans 04 Community planning / Community Management | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
26 janv. 2012 -
L’étude annuelle Junior Connect’ d’Ipsos MediaCT, nous parle d’un temps que les plus de 20 ans ont très envie de connaître. Junior Connect’ dissèque notamment les comportements de consommation de la jeunesse actuelle en matière de médias. Avec cette question : où se situent les points de rupture dans le corpus lui-même et par rapport aux générations précédentes ? Réponse de Marie-Laure Lerolle, Directeur de département Ipsos MediaCT.
Rien ne leur manque. On peut même dire que les moins de 20 ans sont nantis en termes d’équipements média comme en témoigne ce 91% de détenteurs d’un téléphone mobile chez les 13-19 ans (21 % des 7-12 ans). Du jamais vu. Et pour cause. Sous cet angle technologique et matériel, la rupture avec les générations précédentes est consommée. Faut-il pour autant traduire ce tsunami techno en table rase des habitudes d’un âge à l’autre ? Les attentes existentielles sont-elles si différentes d’avant ? La consommation que les moins de 20 ans font des médias implique-t-elle une transformation radicale des relations et des esprits ? J’aurais plutôt envie de parler d’une série de « rupturettes ». Ou pour reprendre la formule d’une consoeur (1) : « Chez les jeunes de moins de 20 ans et tout particulièrement les enfants, tout change mais rien ne change ».
Tout change. C’est vrai, dans le rapport des moins de 20 ans aux technologies d’information et de communication. Et des usages qu’ils en font. Ce qui les distingue ainsi fortement des plus âgés, c’est leur taux d’équipement. Smartphones, consoles de jeux, iPod, téléviseurs, ordinateurs, tablettes numériques… il leur faut la panoplie du parfait petit geek et de plus en plus jeunes. L’écart avec leurs aînés est de ce point de vue très marqué. La révolution numérique marque un changement radical. Concernant les réseaux sociaux, 85% des 13-19 ans vont sur Facebook et 21% des 7-12 ans. 2% des parents d’enfants âgés de 1 à 6 ans ont même créé un profil de réseau social au nom de leur enfant. Les 13-19 ont en moyenne 172 amis contre 63 amis pour les 7-12 ans. Pourquoi y vont-ils ? Pour parler avec leurs amis, pour entrer en contact avec leurs proches et discuter en direct. La rupture entre les 7-12 ans et les 13-19 ans, se fait sur les pratiques de téléchargement et de streaming (30% de téléchargements pour les 13-19 ans contre 9% pour les 7-12, et 45% et 18% pour le streaming). Un écart se dessine également concernant la pratique des jeux vidéo, les 7-12 ans étant plutôt sur des terminaux personnels type DS, alors que les 13 et 19 ans privilégient l’ordinateur portable et les jeux de salon type console PS3 ou WII. La tablette pourrait fédérer tous les âges.
Parmi les traits qui différencient radicalement les moins de 20 ans des plus âgés, il y a leur capacité de tout faire en même temps : regarder la télé, surfer sur le Web, jouer à la console vidéo, téléphoner… En temps écran cumulé, c'est-à-dire en mêlant Internet, la télévision, les jeux vidéo, etc., les 7-12 ans y consacrent un jour complet par semaine, et 1,5 jour pour les 13-19 ans ! Il s’agit bien de la génération des «4E4L (4 eyes, 4 legs) ». C’est surtout le cas des plus jeunes d’entre eux, les 7-12 ans. Surtout, l’on constate que les juniors ne font pas qu’une seule activité en même temps. Voilà des individus habitués à maîtriser tous les médias en simultané. Quid de la mémorisation et de l’attention ? La question est posée. Une chose est sûre, il faut leur parler différemment.
Tout change donc. Et pourtant, au fond, rien ne change vraiment. Ce que révèle en effet Junior Connect’, c’est qu’au final, les rêves des jeunes d’aujourd’hui ne diffèrent pas tant que ça des aspirations de ceux d’hier. Ils exprimeraient même une tendance à l’assagissement. Quel idéal visent-ils quand ils seront grands ? Avoir du travail, une famille heureuse, être en bonne santé. Serait-ce qu’ils ont encore plus besoin de repères et de stabilité pour compenser le mouvement perpétuel qui rythme leur vie et se rassurer ? Sans doute. Les chiffres sont parlants : « Avoir un travail intéressant » pour 43% des 7-12 ans et 65% des 13-19 ; « Avoir une famille heureuse » (43% des 7-12, 36% des 13-19) ; « Être en bonne santé » (37% et 40%). Une telle unanimité entre tranches d’âges peut étonner. Il faut toutefois la nuancer car en dehors de ce top 3, des différences notables se font jour entre jeunes. Il existe ainsi des phases de transition qui vont correspondre à des âges différents. La plus forte, comme le montre l’étude, se situe entre 12 et 13 ans.
L’étude Junior Connect’ met en évidence l’absence de rupture entre les moins de 20 ans et leurs parents. La première activité pratiquée, c’est… devinez… de dialoguer ! Pour la tranche des 1-6 ans (d’après les réponses des parents), 88% déclarent « beaucoup discuter avec leurs enfants ». Ils sont 86% chez les 7-12 et 78% chez les 13-19 ans. Le fil n’est pas rompu. La parole se trouve même au centre des préoccupations familiales. Pour les 7-12 ans, elle profite souvent d’occasions normées, à l’occasion des devoirs par exemple (84% les font aidés des parents). Les 13-19 ans n’ont pas le même besoin d’accompagnement. Eux préfèrent attendre de regarder la télévision pour échanger en famille.
En définitive, les enfants trouvent leurs parents plutôt disponibles et à l’écoute (54% pour les 7-12 ans, et 58% pour les 13-19 ans). Ils les jugent « justes et cool ». Encore un élément qui tend à confirmer la solidité du lien dans la famille entre les jeunes et leurs aînés. La tradition est respectée. Pas de révolution. Le Monopoly reste ainsi le jeu le plus possédé dans les foyers ! Playmobil et Lego sont toujours dans les univers des plus jeunes et des 7-12 ans.
Le big bang pour eux, c’est la technologie.
Et la lecture dans tout ça ? Est-elle finie ? Il est clair que la concurrence est féroce : 12h20 d’Internet par semaine pour les 13-19, 11 h 30 de télévision, 6 h 40 consacrées aux jeux vidéo et 5 h 30 à la radio. Et pourtant, la lecture résiste étonnamment bien. L’étude montre que les 1-6 ans lisent régulièrement : 2,9 titres de presse contre 3,3 pour les 7-12 ans et 1,4 pour les 13-19 ans. Certes les plus jeunes lisent beaucoup avec les yeux de leurs parents. Mais les 7-12 ans ne s’en laissent pas compter. 92% d’entre eux ont lu un livre au cours des trois derniers mois. 82% au moins une BD et 27% au moins un manga. Chez les 13-19 ans, on tombe à 74%, 53% et 38%, ce qui n’est pas si mal. Notons d’ailleurs que ces 74% sont très proches de la moyenne adulte (70% de lecteurs adultes). Il est clair que les 7-12 ans sont portés sur la lecture parce qu’ils y ont été éduqués dans la petite enfance. Et qu’à partir de 13 ans, on commence à prendre un peu de distance par rapport à cet exercice. Le taux se stabilise mais dès lors que l’on est lecteur de 13 à 19 ans, on reste lecteur pour sa vie.
1) Sylvie Gassmann Directeur du département qualitatif, Ipsos ASI
Fiche technique
Univers de l’étude : enfants âgés de 1 à 19 ans.
2 volets d’étude : Volet média–loisirs & Volet consommation
7 000 interviews, étalées sur 23 semaines de Mai à Novembre 2011
Un recueil en ligne à partir de l’Access panel d’Ipsos
1-6 ans : Questionnaire rempli par les parents
7-12 ans : Questionnaire rempli par l’enfant sous la surveillance de ses parents et Animé par le personnage Ben
13-19 ans : Questionnaire rempli par l’enfant seul
Deux questionnaires ludiques et interactifs, envoyés à deux semaines d’intervalle : 7000 répondants sur le volet média-loisirs et 4250 répondants sur le volet consommation
Un échantillon maitrisé finement : en amont par la méthode des quotas lors du recueil, en aval par le redressement très détaillé des données, et selon les dernières statistiques du recensement (Insee 2007)
Rédigé le 01 février 2012 dans 03 Avant-Garde : société, politique, économie, reflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Rédigé le 01 février 2012 dans 03 Avant-Garde : société, politique, économie, reflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Lors d'un petit déjeuner organisé le 24 janvier dernier par Millward Brown avec une quarantaine de professionnels du marketing relationnel, le cabinet d'études a livré les 12 tendances qui, selon lui, chambouleront le marketing digital en 2012.
Avant d’évoquer les faits qui marqueront le marketing digital cette année, Millward Brown a rappelé les événements majeurs intervenus en 2011 dans cet univers.
Le cabinet a ensuite présenté les 12 grandes tendances qui promettent de rebattre la donne et, par contrecoup, les métiers, les organisations, les investissements et les recrutements des marques.
Faits marquants 2011
Grand changement au sein du BrandZ Top 100 de Millward Brown (classement des marques les plus puissantes au monde commandé à Millward Brown par WPP, qui identifie et classe les marques en fonction de leur valeur monétaire et des opinions des consommateurs). Pour la première fois, les grandes marques technologiques représentent le tiers de la valorisation du classement.
En 2011, Google a été détrôné par Apple, qui est devenue la marque la plus puissante au monde ; Facebook a fait une arrivée tonitruante dans ce classement en se positionnant à la 35e place du classement et Amazon a dépassé la valorisation financière de Walmart.
En termes de marketing relationnel, Millward Brown note que le digital est devenu une opportunité pour les marques de dépasser la publiphobie de certains publics, et de toucher des consommateurs sans risque d’intrusion : par la forme, grâce à l’advergaming, et sur le fond via la publication régulière de contenus qui dépassent les simples infos produits et services.
Selon le cabinet d’études, les réseaux sociaux sont entrés dans une phase de maturité : les communautés de marques en langue française sont importantes et recrutent rapidement, tandis que les stratégies se précisent. Un bémol toutefois dans ce concert de bonnes nouvelles : les marques françaises peinent toujours à entrer en conversation avec leur cible.
Tendances 2012
Cette année, les marketeurs seront confrontés à 12 tendances majeures.
Tendance 1 : les données issues des réseaux sociaux apporteront de nouveaux insights consommateurs
Conséquences : les data analystes doivent interpréter ces informations, les instituts et les annonceurs s'organiser pour les intégrer et les services marketing disposer de ressources humaines pour intégrer ces données dans la recherche d’insight, dans la stratégie de marque et dans la relation aux fans.

Tendance 2 : les interactions via les réseaux sociaux pendant les programmes TV vont exploser
Les trois quarts des téléspectateurs dotés d'une connexion internet surfent sur la toile devant le petit écran et 38 % discutent de l'émission qu'ils regardent sur les réseaux sociaux.
Aux États-Unis, les applications comme SocialGuide ou GetGlue permettent le “check-in” sur une émission ou un programme afin de retrouver ses amis pour le commenter.
Conséquences : le media planning devra être plus précis. Compte tenu de la délinéarisation de la consommation de la TV, une meilleure connaissance des préférences média de la cible visée et les audiences devront être réagrégées.
Tendance 3 : les fonctionnalités des réseaux sociaux vont s'uniformiser
Weibo permet de poster des images et vidéos directement dans le tweet, avec l’affichage des réponses sous chaque tweet, ce qui autorise de vraies discussions.
En 2012, la fonctionnalité de recherche sociale et locale Foursquare Explore donnera accès à des recommandations localisées basées sur plus de 1,5 milliard de check-ins et des dizaines de millions de recommandations.
Conséquences : les marques ne doivent plus choisir les réseaux sociaux en fonction de leurs fonctionnalités, mais en fonction des cibles qu'ils visent et des contenus qu'ils proposent. Le “search” et les réseaux sociaux vont fusionner.
Tendance 4 : si les marques parviennent à engager les clients, le f-commerce se développera
Plus de 27 millions de Français achètent en ligne. Cependant, le f-commerce reste à inventer : s’agit-il d’un bouton “buy” sur un réseau social ou d’une fonctionnalité d’échange sur un site de commerce ?
Aux États-Unis, Procter & Gamble permet aux clients de faire leurs achats directement sur la page Facebook de la marque.
En France, certaines marques (Pampers ou La Redoute) proposent l'achat sur leur page Facebook en redirigeant l'internaute vers leur site marchand.

Tendance 5 : le prix à payer pour avoir une vie privée sur les réseaux sociaux va augmenter
Les voix s’élèvent contre Facebook au sujet de l’atteinte au respect de la vie privée. L’arrivée de Facebook Comments en 2011, fonctionnalité de Facebook Connect, a relancé le débat sur l'accès des sites tiers aux différentes données de l’utilisateur et de ses amis.
Conséquences : la marque doit élaborer son éthique sur le respect de la vie privée et s’inscrire dans une démarche de “permission marketing” via des valeurs, via l’insight social qui fédérera une communauté, et via la diffusion de contenus.
Tendance 6 : les vidéos web de marque vont se multiplier
En 2011, selon une étude du Custom Content Council, 91 % des annonceurs estiment que le contenu sur-mesure a un effet positif sur l’attitude des consommateurs et renforce le lien avec ces derniers. 59 % ont modifié leurs investissements, passant des médias publicitaires traditionnels à un contenu marketing personnalisé. Toujours selon cette étude, 85 % des consommateurs qui sont en contact avec du contenu sur-mesure, auront davantage tendance à acheter.
Conséquences : les marques ont intérêt à régulièrement produire du contenu spécifique adapté à leurs cibles, à la plateforme sociale et à la personnalité de la marque.
Tendance 7 : la viralité et le partage deviendront des prérequis pour toute stratégie internet
Le partage fait partie intégrante de l'expérience en ligne : plus de la moitié des 10 000 plus grands sites internet au monde affichent des boutons de partage : par e-mail, en one-to-one ou par relais sur les réseaux sociaux (soit en choisissant la plateforme, soit en diffusion massive).
Conséquences : la marque doit toujours considérer ses consommateurs comme des ambassadeurs actifs et potentiels, et elle doit faciliter et harmoniser les possibilités de partage en intégrant des fonctionnalités.
Tendance 8 : les réseaux sociaux permettront d’évaluer les contenus en temps réel
Selon Reuters, YouTube représente quatre milliards de vidéos regardées par jour, 300 millions de comptes utilisateurs dont on peut suivre les réactions, susceptibles de répondre à des études et de donner une indication de la viralité de la copie.
Conséquence : les annonceurs doivent intégrer la viralité comme un indicateur clé de la réussite publicitaire d’une marque. Les informations issues des réseaux sociaux sont insuffisantes pour comprendre les effets sur le positionnement et la construction des attitudes. Les réseaux sociaux apportent un feedback en temps réel face à des actions marketing qu’il convient d’intégrer dans les mesures de pilotage de marque et de communication.
Tendance 9 : les marques utiliseront de plus en plus les codes du jeu pour impliquer les consommateurs
En 2010, 28 millions de Français se sont adonnés aux jeux vidéos, soit plus de 40 % de la population. La France comptait trois millions de joueurs en ligne en 2011.
La gamification permet aux marques de répondre à quatre objectifs : se différencier de la concurrence, améliorer la compréhension de l’offre par les consommateurs, capter et maintenir l’attention et favoriser les interactions sociales.
Conséquences : la marque doit renforcer l’expérience de jeu, jeu qui, à son tour, valorise l'image de la marque… sous réserve que le gaming soit adapté à la marque.
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Rédigé le 01 février 2012 dans 03 Avant-Garde : société, politique, économie, reflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Forrester met à jour son échelle de participation sur les médias sociaux
Depuis 2008, Forrester classe et mesure les différents comportements sur les médias sociaux, selon une typologie désormais référente : “creatives”, “joiners”, “conversationalists”, etc.

Cette échelle permet d’observer l’évolution de la participation d’une année sur l’autre, en terme de volume, mais surtout d’activité. Sans surprise, les chiffres et comportements n’ont pas fortement varié en deux ans. La seule évolution notable est celle des “Joiners”, qui se caractérise par le fait de devenir membre, transformant le web en gigantesque club où le “join” prime sur le “search”.
Forrester distinguent plusieurs typologies d'usages :
1. Les créateurs : publient et créent du contenus texte, audio ou vidéo (24% des internautes aux US et 17% en France)
2. Les Conversationalistes : ont des profils sociaux type Twitter qu'ils mettent à jour (36% aux US et 22% en France)
3. Les Critiques : mettent des commentaires, des avis sur les produits, participent aux forums (36% aux US et 30% en France)
4. Les collectionneurs : consomment beaucoup de contenus et utilisent des outils type flux RSS, ajoutent des tags aux photos… (23% aux US et 23% en France)
5. Les "joiners" : ont un profil social générique (68% aux US et 50% en France)
6. Les spectateurs :lisent des blogs, les forums, les avis… (73% aux US et 68% en France)
7. Les inactifs : ne font rien de tout ca (14% aux US et 22% en France)
source http://wearesocial.fr/blog/tag/forrester/
Rédigé le 31 janvier 2012 dans 04 Community planning / Community Management | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Par François Guéno
La recommandation sociale constitue aujourd’hui un levier d’acquisition de prospects, au même titre que le référencement sur les moteurs de recherche. A défaut de la contrôler, les e-commerçants peuvent la susciter et l’influencer, à condition de bien en connaitre les arcanes…
En septembre dernier Facebook dévoilait Timeline, une nouvelle interface de présentation des profils des utilisateurs et de leurs interactions (je vous renvoie à notre article de l’époque). Beaucoup moins grand public mais primordial pour les professionnels du web, ce changement d’interface s’est doublé d’une nouvelle version de la « grammaire » de Facebook, ces quelques lignes de code qui vous permettent de transformer n’importe quel contenu web en « objet social » utilisable sur le réseau. C’est cette grammaire, appelée Open Graph, qui permet par exemple à Facebook d’identifier sur une page produit sa photo, son nom et sa description. Si le fameux bouton « Like » fonctionne correctement sur un site e-commerce, c’est grâce à Open Graph :

Exemple d’intégration basique d’Open Graph et du bouton « Like » sur le site de la Fnac. On retrouve le nom du produit, sa photo, une courte description et l’adresse de la page.
Je vous l’ai dit, Open Graph est une grammaire. La nouvelle version dévoilée à la rentrée se distinguait en introduisant des verbes autres que les manichéens « aimer » ou « recommander » . « Ecouter », « lire », « acheter », toute action de l’internaute est maintenant déclinable pour Facebook, avec leurs compléments d’objet comme toute bonne grammaire !

Facebook a publié une courte vidéo qui réunit quelques exemples de réalisations pour l’industrie du disque, le sport ou même les sites de gourmets :
Les premières applications utilisant Timeline et la nouvelle version d’OpenGraph commencent à être dévoilées, elles ont même fait l’objet d’une conférence de presse mercredi. Parmi elles on retrouve des acteurs du e-commerce, américains essentiellement. Je vous propose de vous en présenter quelques-uns.
Le site Giantnerd, spécialisé dans les produits de plein air, a intégré trois boutons en bas à gauche de chaque fiche produit: « J’adore », « Je veux » et « Je possède ». Un compteur unique aux couleurs de Facebook rappelle que ces boutons sont liés au réseau social :

Détail des boutons d'actions
Ces publications se retrouvent ensuite dans la « Timeline » de l’internaute, c’est-à-dire sur sa page de profil :

Elle apparait également chez les « amis » Facebook de l’internaute, soit dans leur fil d’actualité, soit dans leur « ticker ». Le « ticker », que l’on pourrait traduire par « télex », correspond à un nouveau fil de brèves en haut à droite du fil d’actualité classique :

A la différence du fil d’actualité, le ticker est actualisé en temps réel, un peu comme le fil d’infos CNN. Voilà ce que donne le ticker pour Giantnerd :

Prenons un autre exemple d’intégration de boutons d’action Facebook : Payvment et son « Shopping Mall », une boutique en ligne généraliste orientée « social shopping ». Les boutons proposés en haut à droite de chaque fiche produit sont « Je le veux » et « Je le possède ». Remarquez que, contrairement à l’exemple précédent, la charte graphique s’éloigne nettement de celle de Facebook dont on ne retrouve plus trace du logo :

Un clic sur l’un de ces boutons lèvera toute ambiguïté :

Voici le message affiché dans la Timeline de l’utilisateur :

Lyst.com est un site de mode vous proposant de suivre des créateurs, des blogueurs, des stylistes… et d’acheter les vêtements qu’ils conçoivent ou commentent. Lyst a placé en haut de ses fiches produit un bouton « Lyst », tout simplement, qui permet de lister un produit et de le commenter sur Facebook :

Voici le résultat final dans Timeline :

Je vous ai montré de purs exemples e-commerce, mais les sites de recommandation ont eux aussi tout à gagner à bien intégrer Open Graph. Un site d’amateurs de vin, Snooth, a ainsi placé sur son header un bouton « Taste » qui permet de faire part à des contacts Facebook de ses dégustations, agrémentées d’un petit commentaire et d’une note:
Le header de Snooth
La fenêtre de commentaire qui permet de poster directement dans Facebook
Rappelons que l’alcool doit être consommé avec modération, même dans la Timeline :

La dernière version d’Open Graph intéresse bien évidemment des secteurs qui dépassent largement les frontières du e-commerce : presse, musique, divertissement… On retrouve ainsi parmi les acteurs du web l’ayant mis en place le Wall Street Journal, Spotify, Deezer ou encore TripAdvisor.
Autant les boutons « Share », «Like » et « Send » ne coûtent rien à implémenter (il suffit de copier-coller quelques lignes de code) autant tous ces usages d’Open Graph nécessitent le développement d’une véritable application Facebook. Quel en sera le coût ? Pour quel retour sur investissement et pour quelle pérennité ?
Le choix du verbe d’action est également très important. On le voit dans ces exemples : faut-il aimer, adorer, recommander, goûter, désirer ?
Les sites sont libres de leur choix ergonomiques et graphiques, quitte à ce que l’internaute en oublie qu’il est en train d’utiliser la plateforme Facebook. N’y a-t-il pas un risque de le perdre en ne reprenant pas les codes de la plateforme ? Comment éviter que le foisonnement de boutons sociaux rende le site illisible ?
Vous l’aurez compris, avec cette nouvelle version d’Open Graph la balle est dans le camp des développeurs, des graphistes, du marketing… Pour le meilleur comme pour le pire ce sera aux e-marchands de faire la différence, de se démarquer des réalisations de la concurrence. Désormais, avec ces outils mis à disposition par Facebook, toutes les cartes sont entre leurs mains.
Et vous, comment envisagez-vous l’intégration de Timeline et d’Open Graph sur les sites e-commerce ?
Catégories Acquisition, Analyses & tests · Tagué avec Facebook, Open Graph, Timeline
Rédigé le 22 janvier 2012 dans 03 Avant-Garde : société, politique, économie, reflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)




