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Rédigé le 02 mai 2013 dans 06 Idees de communicants | Lien permanent | Commentaires (0)
L’art du Brand Content
Pour communiquer avec ses fans et ses consommateurs, une marque doit impérativement créer son propre contenu. Ce contenu est la concrétisation d’un concept qui va refléter l’image de la marque et ses valeurs. Le concept d’Oasis BeFruit est très intelligent pour plusieurs raisons. C’est un concept drôle. La création de personnages permet de personnifier la marque et de la rendre plus attachante. L’univers du concept est assez large pour permettre le prolongement de la campagne et la reprise d’événements de l’actualité. Grâce au concept BeFruit,Oasis a remporté le Grand Prix Stratégies du Brand Content en 2012.
Le concept Oasis Be Fruit
Oasis est avant tout un jus de fruit. Il se distingue des certains concurrents par le fait que le jus est à l’eau de source et à base de concentré de fruits sans colorants artificiels ni conservateurs (selon le site web oasis). Il est donc naturel d’orienter la communication vers le bénéfice produit : les fruits et l’eau de source. Pour pousser les jeunes à consommer un jus sans alcool il a fallut créer un univers qui leur ressemble tout en mettant en évidence les qualités du produit. La porte d’entrée vers cette cible est sans doute de reprendre leurs codes avec un ton fun et décalé tout en ajoutant une bonne dose de créativité. Et c’est comme ça qu’est né le concept Be Fruit ! Oasis a personnifié les fruits en donnant à chacun une personnalité et un trait de caractère particulier, le tout baigné dans des jeux de mots à n’en plus finir autour des fruits bien évidemment. Dit comme ça, ça semble très simple mais pour donner un tel résultat, chaque personnage a été très bien travaillé.
Le succès des parodies Oasis
En parodiant les affiches et bandes-annonces de films, et en reprenant l’actualité des stars Oasis arrive à animer sa communauté et générer du trafic. Des initiatives qui lui permettent de surfer sur les différents buzz et se rapprocher de sa cible.

La valorisation de l’engagement des membres de la communauté Oasis
Grâce à ce concept, Oasis a réussi à susciter des interactions avec sa communauté et à l’impliquer d’avantage dans l’univers « BeFruit ». En encourageant aussi la création de contenu par les fans, Oasis a su transformé certains fans en ambassadeurs qui n’hésitent pas à prendre la parole pour vanter les bénéfices de la marque. En retour, Oasis valorise ces personnes en récompensant leur engagement.
Trois Millions de fans sur facebook
La communauté de 3 millions de fans est le symbole du succès de la stratégie Marketing de la boisson aux fruits du groupe Orangina Schweppes. Avec ce concept délirant, la marque a réussi à attirer les facebookeurs français et à nouer avec eux une relation privilégiée. Oasis a compris que Facebook est avant tout un media de divertissement. Ses utilisateurs ne s’attendent pas à être bombardés d’offres commerciales mais à s’amuser. Et c’est en surfant sur l’actualité de façon décalée, qu’Oasis prolonge son succès et se rapproche de plus en plus de ses fans.
Vingt millions de vues sur Youtube
Les vidéos publiées sur Youtube et diffusées sur les différents supports ont suscité plusieurs fois le buzz. Elles ont dépassé le seuil des vingt millions de vues ! Néanmoins avec 12 000 abonnés seulement, Oasis peut encore développer sa présence sur Youtube.
Twitter et Pintrest à la traîne
Oasis compte 16 000 suiveurs sur Twitter, et une centaine d’abonnés sur Pintrest. La présence de la marque reste très distinguée avec ses créations graphiques très appréciées mais elle doit s’imposer d’avantage sur ces plateformes.
Une application mobile qui séduit les mobinautes.
L’application be fruit by Oasis, permet aux utilisateurs de smartphones de customiser leurs photos et de les partager avec leurs amis. L’application sociale a séduit plus de 50 000 personnes.
L’impact sur les ventes
Le calcul du ROI (Retour sur investissement) dans le marketing Digital reste très difficile à calculer. Cependant une étude réalisée en 2011 par KR Media a démontré que ces actions ont un impact très important sur la perception de la marque et ses ventes :
Sources: e-marketing.fr, Stratégies.fr, Blog du Modérateur
Rédigé le 03 mai 2013 dans 02 Du cote des entreprises | Lien permanent | Commentaires (0)
http://www.webmarketing-com.com/2013/04/24/20383-developper-audience-facebook-audiences-similaires
Je vous ai parlé il y-a quelques semaines des audiences personnalisées Facebook, ce nouveau ciblage permet de cibler les utilisateurs via leurs emails et donc d’exploiter vos bases emailing pour les croiser avec vos campagnes Facebook. Le réseau social va aujourd’hui encore plus loin dans les possibilités de ciblage. Avec les audiences similaires (Lookalike Audiences), vous pouvez cibler des utilisateurs ayant des profils proches de votre audience afin d’élargir cette dernière…
Lancées progressivement depuis fin mars, les audiences similaires sont disponibles via Power Editor. Il vous suffira de deux étapes pour en tirer parti.
La première étape va être de créer votre audience personnalisée en vous servant par exemple de votre fichier d’inscrits à votre newsletter. Grâce à ce dernier, Power Editor va identifier les emails associés à un compte Facebook pour pouvoir toucher les propriétaires de ces emails sur le réseau social. Bien sûr le ciblage n’est pas nominatif, vous pourrez toucher une audience globale correspondant aux emails de votre base sans pouvoir identifier les personnes de façon exacte (heureusement). Si vous ne savez pas comment créer une audience personnalisée, vous pouvez relire l’article précédent : Audience personnalisée : Comment toucher les abonnés de sa newsletter sur Facebook ?
Une fois votre audience personnalisée créée, rendez-vous sur Power Editor dans la rubrique “Audience”. Sélectionnez l’audience personnalisée que vous souhaitez élargir et cliquez sur “Créer une audience similaire”.

Vous avez ensuite le choix entre deux options pour trouver d’autres personnes sur Facebook similaires à votre audience que vous pourrez ensuite toucher via des publicités :

Une fois avoir cliqué sur “Créer” vous devrez attendre environ une heure pour que la nouvelle audience soit créée.
Ensuite, il ne vous reste plus qu’à l’utiliser lors de la création de vos publicités.
Les audiences personnalisées avaient un défaut majeur : lorsque vous aviez une base d’emails restreinte, l’audience était très limitée. Avec les audiences similaires ce défaut est gommé et même les entreprises de taille moyenne ayant une base emailing peu développée peuvent tirer parti de ce ciblage.
Je trouve cette option vraiment efficace, c’est un excellent moyen de recruter de nouveaux fans pour sa page en ciblant des personnes connaissant déjà la marque (grâce aux audiences personnalisée) et susceptible d’être intéressées par notre marque (grâce aux audiences similaires).
Qu’en pensez vous ? Allez vous tester ?
Rédigé le 03 mai 2013 dans 01 Avant Garde : communication | Lien permanent | Commentaires (0)
Pinterest, média social créé en 2010, connait une croissance extra-ordinaire de son nombre d’utilisateurs.
Il permet d’épingler (ou punaiser) virtuellement les images de votre choix, de les regrouper par tableaux thématiques, puis de les partager. La plateforme s’associe clairement avec Twitter et Facebook. Vous avez la possibilité d’aimer et de retweeter (et réépingler), chaque image visible sur Pinterest.
On retrouve clairement les logiques d’abonnements / abonnés sous Twitter et la mention j’aime de Facebook.
Parmi les fonctionnalités, vous trouvez le bouton « Pin in » pour partager les images de vos blogs et sites web, le bouton d’abonnement, le widget profil (vos derniers « pins » uploadés), le widget tableau (vos derniers « pins » favoris). Nouveau : avec Analytics, vous pourrez tracer l’activité et mieux cerner les usages et préférences de vos abonnés.
• Une opportunité pour le commerce en ligne : Pinterest pour votre stratégie commerciale BtoC
Car les femmes notamment les mamans représentent la majorité des membres de Pinterest (pour 65% environ), il y a là une réelle opportunité pour les e-commerçants. En effet, en France comme dans beaucoup de pays européens, les femmes trentenaires ont un pouvoir d’achat important et consomment bien plus que les hommes.
L’équipe de Pinterest l’a bien saisi : ils ont d’ailleurs créé un menu dédié nommé « cadeaux ». Vous accédez à des sélections d’articles classés par tranches de prix (de $1 à + $500 !).
Lorsqu’un prix (en livres sterling ou dollars uniquement) s’affiche sur une image, si vous cliquez dessus, vous arrivez sur la page produit. Cela se nomme le « price tag ». En cas d’achat, Pinterest récupère une commission sur la vente. Un usage qui peut faire fuir les internautes aigris par la dimension mercantile.
• L’esthétisme au coeur du média : Pinterest pour valoriser vos produits
On constate une tendance forte : contrairement aux autres médias et réseaux sociaux leaders, on trouve majoritairement sur Pinterest des visuels esthétiques, des photos très qualitatives. Il est donc aisé de recommandé ce média pour des métiers et produits particuliers. Par exemple les secteurs de la mode / stylisme / maroquinerie, du luxe (montres, bijoux, voitures, parfums…), des médias (dont la ligne éditoriale est assimilée à un positionnement haut de gamme), de l’image (photographie / vidéo / artistes / illustrateurs / prestataires de services…), du divertissement (gaming, BD, cinéma…), du tourisme et des voyages…
• Un outil pour votre créativité : Pinterest pour brainstormer
Compte-tenu de l’organisation du site et de la qualité des images, il est facile d’utiliser Pinterest comme outil de créativité. Une simple recherche par mot clé nous donne des résultats autrement plus excitants que sur Google images, l’alternative classique.
• Montrer son territoire de marque : Pinterest pour du brand content
Certains marques se sont bien approprié l’outil en apportant non pas des visuels de leurs produits ou services mais plutôt de thématiques plus larges ou périphériques, moins engageantes mais plus ludiques, plus virales.
En résumé, Pinterest vous permet de valoriser vos produits, d’afficher leur prix, de booster leur visibilité, mais également de réunir une communauté autour de votre marque ou votre entreprise. Une plateforme clairement complémentaire à Facebook et Twitter. Bien d’autres techniques et enjeux marketing pourront demain être traités avec Pinterest : la marque employeur, le storytelling, ou encore l’e-réputation.
RV sur Pinterest
Qu’en pensez-vous ?
Êtes-vous actif sur Pinterest ? Comment l’utilisez-vous ?
Un témoignage ? A vous la parole !
Rédigé le 27 avril 2013 dans 01 Avant Garde : communication | Lien permanent | Commentaires (0)
Rédigé le 25 avril 2013 dans 0 Rapports d'innovation dans la communication | Lien permanent | Commentaires (0)
http://www.zdnet.fr/actualites/facebook-home-en-images-39789052.htm
Comme l'explique très bien ce schéma, Facebook Home s’intercale entre Android et les applications tierces. En quelque sorte, il s'agit d'une nouvelle couche de l’interface utilisateur qui se glisse derrière chaque application dont on se sert.
Au final, de l'écran de verrouillage à l'écran d'accueil, l'environnement de Facebook (publications, notifications) se substitue à celui d'Android.
Rédigé le 22 avril 2013 dans 02 Du cote des entreprises | Lien permanent | Commentaires (0)
CESAR 2012 CASE STUDY from kindofTV on Vimeo.
Rédigé le 22 avril 2013 dans 02 Du cote des entreprises | Lien permanent | Commentaires (0)
8 des 25 endroits au monde les plus « checkés » sur Facebook sont… des enceintes sportives. Parmi eux, le Camp Nou de Barcelone, l’Eden Park d’Auckland, le Staples Center de Los Angeles ou encore le Tokyo Dome – tous d’énormes « social landmarks ».
Cette évolution introduit une révolution déjà en germe : celle du stade 2.0. Nous avons synthétisé les différents enjeux soulevés par les intervenants de la conférence Sport Numéricus organisée par Orange en novembre dernier :
1) Ramener les gens dans les stades
= Enjeu de popularité
Les stades apparaissent de plus en plus en concurrence avec la
télévision. La difficulté est de réussir à offrir un vrai bénéfice, un
avantage absolu au spectateur qui prend la peine de se déplacer dans un
stade. Car s’il raisonne de manière pragmatique, il a tout intérêt à
rester chez lui, où il dispose de tout le confort et de toutes les
informations qu’il pourrait chercher : image en HD, son en stéréo,
commentaires de qualité, ralentis, statistiques en direct, etc.
2) Générer des revenus supplémentaires
= Enjeu commercial
Les organisateurs des grands évènements sportifs doivent s’interroger sur les services à proposer et sur la manière d’optimiser la monétisation dans un stade.
3) Appliquer au monde du sport les nouvelles technologies
= Enjeu technique et technologique
Le stade ne peut pas être un endroit déconnecté. Vivre l’expérience en
direct et en réel ne signifie pas se couper de toute technologie média
numérique, au contraire : le digital a le potentiel pour enrichir l’expérience.
Les progrès techniques doivent permettre de résoudre deux problématiques spécifiques :
- Celle de la panne de réseau, extrêmement fréquente, qu’il s’agit de prévenir et d’éviter ;
- Celle de l’offre de services qualifiés : il s’agit de
développer des applications et des devices dédiés optimisant la place
du stade dans le tissu social des fans, dans le tissu marketing des
partenaires et dans le tissu urbain
4) Satisfaire la demande croissante d’expérience enrichies
= Enjeu d’innovation
Aujourd’hui, le spectateur exige plus que le spectacle sportif qui se
déroule devant ses yeux. Il aimerait être partout et ne rien manquer :
avoir la possibilité d’interagir avec les autres spectateurs, se
rapprocher des joueurs, savoir ce que pensent les coachs, obtenir des
infos et des stats sur le match ou même encore, dans un tout autre
registre, savoir si la buvette propose des boissons light.
L’horizon de l’Euro 2016 rend l’ensemble de ces réflexions particulièrement prégnantes.
Chacune des différentes parties prenantes, des organisateurs de
l’évènement aux gérants des stades eux-mêmes en passant par les équipes
et leurs partenaires marketing, doivent repenser le dispositif tout entier en lui intégrant la dimension numérique.
Pourquoi ?
Pour enrichir et approfondir l’expérience globale…
La création d’applications dédiées et bien conçues semble l’une des solutions envisagées les plus pertinentes. Ces applications devront s’efforcer de remplir 3 critères pour répondre aux besoins spécifiques de chacune ces parties prenantes et maximiser ainsi l’expérience commune :
1) Proposer des contenus inédits, pertinents et pointus
On pense immédiatement aux spectateurs, qui auraient accès via ces
applications à des informations qualifiées, éditorialisées par des
experts. Le supporter qui choisit de regarder un match depuis son canapé
dispose des commentaires des journalistes sportifs ou des
professionnels du milieu pour l’aider à comprendre l’action du match ou
pour lui apporter des informations complémentaires. Dès lors, comment
justifier qu’un supporter qui fait l’effort de se déplacer dans le
stade, qui achète un billet pour se rapprocher physiquement du cœur de
l’évènement et de la source d’information, soit privé d’une partie de
ces infos ? C’est un paradoxe que les concepteurs de l’expérience stade
doivent travailler à résoudre…
La raquette « Play and Connect » de Babolat fournit des pistes de réflexion vraiment intéressantes. Intégrant une multitude de capteurs, elle permet d’enregistrer des données telles que le nombre de coups droits et de revers, l’emplacement de la balle sur le tamis au moment de la frappe, la vitesse de la balle ou encore les effets donnés par le joueur. Le concept a potentiellement de quoi intéresser un très grand nombre d’autres sports et pourrait par exemple être développé dans le football. On imagine un ballon ou des crampons intelligents, qui nous fourniraient des infos sur la vitesse des joueurs ou sur leur amplitude de frappe. Ou même des maillots équipés de capteurs relevant leurs battements de cœur… Et ces données seraient collectées et transmises à une base qui les compilerait pour les retransmettre aux différents publics via une application ! Il suffirait alors de brancher ses écouteurs à son smartphone pour suivre les pulsations cardiaques d’un Zlatan, d’un Valbuena ou d’un Gourcuff… De la science-fiction ? Peut-être plus pour très longtemps…
2) Proposer des services de qualité
De nombreux développeurs travaillent aujourd’hui à la conception
d’applications permettant aux utilisateurs d’avoir à disposition leur
e-billet, mais également d’avoir accès au plan du stade, à la carte des
sandwicheries ou encore au catalogue des produits disponibles dans les
boutiques.
L’application répondant à ce type d’objectifs la plus aboutie est sans doute cette développée pour le Barclays Center de New York.
Elle permet non seulement aux publics d’acheter leurs places, mais
également d’optimiser leur trajet pour se rendre au stade le jour de
l’évènement, de commander de la nourriture depuis les gradins ou encore
d’avoir accès à des promotions exclusives !
Il faut également souligner la collaboration entre le club de Manchester City et le réseau social Foursquare. Depuis l’officialisation de leur partenariat en 2012, les spectateurs-utilisateurs peuvent se géolocaliser dans l’Eithad Stadium (ou plusieurs autres points de vente officiels du club) pour obtenir un badge spécifique MCFC lui permettant de partager avec la communauté ses émotions, ses photos, etc. mais également de bénéficier d’avantages spécifiques comme des remises sur des boissons, de la nourriture ou sur des produits sponsorisés… Cette stratégie apparaît particulièrement intéressante d’un point du vue social commerce.
3) Optimiser l’organisation du stade pour améliorer la monétisation
Ce critère-là est essentiel pour l’ensemble de l’« éco-système » des stades.
Les partenaires qui ont un intérêt financier dans l’organisation des
évènements sportifs doivent effectivement porter une attention toute
particulière à l’architecture du stade, à la disposition de chacun des
éléments et surtout à la répartition des différents publics et cibles à
l’intérieur de la structure.
L’application développée pour le MetLife Stadium de New York
constitue un exemple de bonnes pratiques car elle permet à la fois de
maîtriser en temps réel l’ensemble des flux de personnes et de
marchandises et de cibler les promotions en fonction des tribunes et de
leur typologie !
Améliorer l’organisation des stades pour optimiser la monétisation – L’exemple de MetLife Stadium de NYC
Comme nous venons de le voir, les
technologies se développent aujourd’hui très rapidement, offrant aux
spectateurs-utilisateurs des services de plus en plus qualifiés. Mais la
digitalisation des stades peut et doit sans doute permettre plus qu’une
simple augmentation de l’offre servicielle…
Les nouvelles potentialités sont nombreuses et tout l’enjeu pour les
acteurs du numérique (comme une agence digitale telle que PlayApp !) est
de proposer des applis intensifiant l’expérience et rendant possible
son partage au-delà du stade.
S’inscrire non plus dans la prestation mais dans l’émotion…
Quel peut-être l’intérêt pour les parties prenantes d’un évènement sportif à développer ce type d’application ?
Renforcer la relation entre le spectateur et le stade, pour le fidéliser et le convertir en consommateur.
Par quelles modalités peut-on y parvenir ?
Il n’y a pas de vraiment de formules prédéfinies ni d’autres limites que
celles de la créativité : le champ est libre. Il faut néanmoins
considérer certains critères pour s’assurer de toucher et d’engager un
public le plus large possible : le concept de l’application doit être simple, rapidement compréhensible et percutant.
Le Stade de France organise ainsi depuis le début 2012 des « batailles de tweets » conviviales entre les supporters
d’une équipe et ceux de l’équipe adverses. On aurait pu croire que cela
attiserait les rivalités entre fans de camps adverses voir
encouragerait les hostilités qui font déjà polémique dans le football
mais ce n’est pas le cas – bien au contraire ! L’ambiance reste bon
enfant et le dispositif tend plutôt à retisser un lien entre les
différentes communautés de fans.
Les intervenants de la conférence Sport Numéricus
ont également émis l’idée d’une application qui proposerait des quizz
aux spectateurs. A priori, rien de très innovant ni de particulièrement «
enrichissant »… Sauf que les utilisateurs auraient à répondre à des
questions telles que : « Qui va marquer le prochain but ? » (de l’ordre
du pronostic), ou bien : « En quelle année tel club a remporté telle
coupe ? » (de l’ordre de l’histoire du sport), pour gagner des points
qu’ils pourraient ensuite échanger contre des bons de réductions, des
produits, des billets pour un prochain match, etc.
Le but ?
Transformer le spectateur en acteur : passer au « spect’acteur », ou au « consomm’acteur ».
En résumé, chacune des parties prenantes d’un évènement sportif doit réfléchir à la façon dont le digital peut être mis au service de l’expérience pour résoudre l’opposition entre le fait d’être présent dans le stade et de vivre les émotions de manière directe et immédiate et le fait de suivre l’évènement depuis son canapé, en jouissant de tout le confort et de toutes les informations auxquelles on peut avoir accès de chez soi. Un stade 2.0 doit permettre au spectateur d’accéder à ces deux dimensions : celle de l’expérience et des émotions fortes et celle du confort et de l’information.
Cela demande néanmoins aux concepteurs de dispositifs d’être prospectifs et de s’interroger sur ce que sera le spectateur de demain. En effet, les technologies progressent plus vite que l’on construit un stade ; il faut donc être capable d’anticiper en amont les innovations pour répondre à des besoins qui n’existent pas encore…
Quel sera le spectateur du futur ? Ses usages, ses attentes ?
Le spectateur de demain voudra être au centre de l’évènement et profiter d’un environnement dynamique.
Si aujourd’hui il lui faut faire la queue pour entrer dans le stade,
pour acheter son sandwich à la buvette, s’il ne peut plus bouger de son
siège une fois assis, il sera sans doute en mesure demain de commander
sa boisson et être livré directement dans les gradins, ou encore de
d’échanger sa place avec d’autres spectateurs grâce à un système de
location de sièges dynamique en ligne ! Surtout, il pourra communiquer
sans problème de réseau avec son ami resté chez lui ou celui placé à
l’autre bout du stade, ou même échanger avec d’autres supporters qu’il
ne connait pas mais qui font partie de la communauté en partageant ses
impressions, ses émotions, en lui recommandant tel sandwich à la buvette
ou en lui conseillant d’acheter tel produit en boutique. Et pourquoi ne
pas les challenger en établissant des pronostics ou en les défiant dans
des mini-jeux ?
L’objectif : permettre aux spectateurs-utilisateurs d’avoir
accès à leur réseau, d’élargir leur réseau et enfin de tirer profit de
ces différents réseaux.
Attention néanmoins à une chose : il faut veiller à ne pas trop en faire. Le développement des technologies digitales offrent d’incroyables potentialités qui donnent envie d’innover et de tout tester. L’application doit optimiser, intensifier l’expérience vécue à l’intérieur du stade mais ne surtout pas parasiter le spectacle. Si le dispositif demande trop d’investissement aux utilisateurs et les détournent de ce qu’il se passe en direct dans le stade, ils la délaisseront.
L’écran ne doit pas les empêcher de voir mais leur faire voir plus, et mieux.
Rédigé le 22 avril 2013 dans 01 Avant Garde : communication | Lien permanent | Commentaires (0)




